Le 20 mars, le Conseil national (chambre basse) du Parlement suisse a examiné l’initiative cantonale « Canton de Genève 24.321 : Libération des prisonniers politiques en Azerbaïdjan ».
Le Conseil national a rejeté cette initiative à une large majorité — 108 voix contre 33. Étant donné que le Conseil des États (chambre haute) avait déjà rejeté cette initiative l’année dernière, la question est désormais close et ne fera plus l’objet de discussions.
De plus, lors des débats de l’an dernier au sein de la commission des affaires étrangères du Conseil des États, un appel avait été lancé pour éviter à l’avenir les discussions sur les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, celles-ci étant jugées nuisibles au processus de paix en cours dans la région.
Ainsi, la dernière tentative de la diaspora arménienne en Suisse d’obtenir un quelconque succès au sein de l’organe législatif du pays s’est soldée par un échec retentissant.
Cependant, les organisations arméniennes locales, manifestement influencées par les dachnaks, continuent, en année électorale en Arménie, à recourir à diverses actions de propagande visant à fragiliser le processus de paix, considéré comme l’un des principaux atouts de l’administration Pachinian.
Le 18 mars, une conférence de presse s’est tenue au Club suisse de la presse à Genève, organisée par Christian Solidarity International (CSI), l’Association Suisse Arménie, le Front arménien de défense juridique ainsi qu’une organisation se présentant comme le « Comité pour la défense des droits fondamentaux du peuple ».
Lors de cet événement, une plainte a été annoncée contre la société SOCAR Trading, affirmant que, par ses activités commerciales, elle aurait apporté un soutien financier à un État prétendument responsable de « l’expulsion de la population arménienne ».
Ce n’est pas la première fois que des groupes arméniens en Suisse s’en prennent aux activités de SOCAR. Comme les précédentes tentatives, celle-ci est vouée à l’échec. Toutefois, elle peut produire un effet de propagande jusqu’aux élections en Arménie. Selon des observateurs indépendants, cette « plainte » revêt un caractère électoral et ne crée aucune obligation juridique.
Au cours du même événement, il a également été rappelé qu’il y a un an, le gouvernement suisse avait refusé de mettre en œuvre la demande de l’Assemblée fédérale visant à organiser un soi-disant « forum de paix » entre l’Azerbaïdjan, l’Arménie et des « représentants du peuple », en raison du refus des deux États d’y participer. Le fait que le gouvernement suisse ait catégoriquement rejeté cette initiative, préférant ne pas organiser un tel « forum » en l’absence de volonté des parties, a suscité le mécontentement des participants.
Il est également notable que, contrairement aux précédents événements similaires de la diaspora arménienne, auxquels participaient des membres du Parlement suisse, cette fois-ci les députés ont ignoré la réunion, organisée par des groupes qualifiés de revanchistes et de radicaux chrétiens.