Le gouvernement suisse a élargi la liste des sanctions contre l’Iran en y ajoutant 26 nouvelles entreprises militaires et commerciales ainsi que des personnes physiques, selon un communiqué publié sur le site du cabinet fédéral. Les restrictions, entrées en vigueur dans la soirée du 10 mars, interdisent toute opération financière ou de dette avec les entités visées, ainsi que leur résidence et leur transit sur le territoire du pays.
Le décret du 9 mars précise que les mesures concernent des organisations collaborant avec le ministère iranien de la Défense. Les sanctions visent à accroître la pression dans un contexte d’escalade actuelle.
Auparavant, le président des États-Unis Donald Trump avait prolongé d’un an les sanctions contre l’Iran introduites en 1995. La notification correspondante a été publiée dans le Federal Register. Ces restrictions interdisent notamment aux entreprises américaines d’opérer dans le secteur pétrolier et gazier de la république.
Par ailleurs, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré que l’Occident pourrait revoir sa politique de sanctions à l’égard de Téhéran si certaines conditions étaient remplies. Le responsable politique a souligné qu’avec l’extension des hostilités au Moyen-Orient, les risques pour la sécurité d’Israël et des partenaires de l’Allemagne augmentent, ce qui menace directement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Iran.