La Commission européenne a salué l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, soulignant que la priorité absolue devait désormais être sa mise en œuvre rapide et complète par toutes les parties concernées.
C’est ce qu’indique une déclaration officielle de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, publiée à la suite de l’accord conclu entre Washington et Téhéran.
« Je me félicite de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran à l’issue de longs efforts diplomatiques menés par plusieurs partenaires. La priorité est désormais sa mise en œuvre rapide et complète par toutes les parties », a déclaré Ursula von der Leyen.
Selon la présidente de la Commission, cet accord devrait permettre la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz. Elle a également souligné l’importance du rétablissement de la liberté de navigation sans perception de droits de passage. Mme von der Leyen a estimé que cette évolution revêt une importance majeure tant pour la stabilité régionale que pour l’économie mondiale, car elle pourrait ouvrir la voie à des négociations plus larges sur la paix et la sécurité au Moyen-Orient.
Elle a également indiqué que l’accord devait, à terme, conduire à la fin des programmes nucléaire et balistique de l’Iran ainsi que de ses activités déstabilisatrices dans la région.
Toutefois, les dirigeants européens soulignent qu’une paix durable au Moyen-Orient reste impossible tant que le Liban demeure en proie aux violences. Ils appellent toutes les parties à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban à travers un véritable cessez-le-feu.
« L’Europe appelle une nouvelle fois toutes les parties à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban et à garantir un véritable cessez-le-feu », a souligné Ursula von der Leyen.
La Commission européenne a également tiré une leçon géopolitique importante de cette crise, estimant que la dépendance énergétique avait une nouvelle fois été utilisée comme instrument de pression. Afin de réduire cette vulnérabilité, l’Union européenne entend accélérer la diversification des routes d’approvisionnement et le développement de corridors d’exportation alternatifs afin de diminuer sa dépendance à l’égard du détroit d’Ormuz, considéré comme un point de passage stratégique critique.
Cette question devrait être abordée lors du prochain sommet du G7 à Évian, en présence des partenaires des pays du Golfe et d’autres États du Moyen-Orient.