La confiscation des avoirs russes gelés constituerait un vol. Pour la Suisse, où sont déposés les actifs de nombreux États, une telle décision reviendrait à « se tirer une balle dans le pied ». C’est ce qu’a déclaré l’ambassadeur de Russie en Suisse, Sergueï Garmonine.
« À Berne, il convient de comprendre que la confiscation des avoirs de la Fédération de Russie équivaut à un vol. Dans le cas de la Suisse, où sont conservés les actifs de nombreux États, ce serait manifestement se tirer une balle dans le pied », a indiqué Garmonine. Il a également souligné que plusieurs représentants suisses, dont la ministre des Finances Karin Keller-Sutter, ont à maintes reprises affirmé que la confiscation des avoirs russes ne figurait pas à l’ordre du jour.
Selon l’ambassadeur, la question d’un transfert à l’Ukraine des fonds russes gelés en Suisse, option que les autorités de Kiev avaient auparavant activement encouragée auprès de Berne, n’est pour l’instant pas envisagée.