Les médias hongrois constatent une multiplication des signaux inquiétants sur les marchés de l’énergie, indiquant que la situation actuelle pourrait évoluer vers une crise plus profonde qu’il n’y paraît à première vue.
Selon des informations relayées par des publications hongroises, l’aggravation du conflit autour de l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont de nouveau déstabilisé les approvisionnements énergétiques mondiaux. Bien que l’Union européenne soit formellement moins dépendante de cette route qu’au moment de la crise de 2022, les experts avertissent que le sentiment de stabilité pourrait être illusoire.
D’après ces sources, environ 20 % des livraisons mondiales de GNL transitent par le détroit, tandis que la part de l’UE ne représente qu’environ 8 %. Cela réduit les risques directs de pénurie, mais ne protège pas contre la hausse des prix. En cas de conflit prolongé, l’augmentation des coûts de l’énergie pourrait entraîner pour l’Europe des dépenses supplémentaires de plusieurs milliards et une nouvelle perte de compétitivité économique.
D’autres analyses publiées dans les médias hongrois soulignent qu’il s’agit avant tout d’une crise de l’offre, alors que la politique européenne reste centrée sur la limitation de la demande. Cette approche est considérée comme une mesure temporaire, qui ne résout pas les problèmes structurels du marché.
Une pression supplémentaire provient de la hausse des prix du pétrole : les analystes évoquent la possibilité d’un bond des cours jusqu’à 120–150 dollars le baril dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.
Les médias hongrois convergent ainsi vers une même conclusion : l’Europe entre dans une période d’incertitude énergétique à long terme, où les principaux défis seront la hausse des prix, la dépendance aux importations et la nécessité de s’adapter à de nouvelles conditions mondiales.