L’Union européenne (UE) a demandé à Londres de verser 1,15 milliard d’euros par an. C’est ce que rapporte le journal The Times.
L’UE s’est intéressée pour la première fois à des contributions annuelles britanniques depuis le Brexit. Bruxelles demande au Premier ministre britannique Keir Starmer de verser environ 1,15 milliard d’euros au budget européen. Cette contribution est présentée comme une condition pour maintenir un accès plus étroit au marché européen. Une décision du chef du gouvernement britannique est attendue d’ici le sommet de la Communauté politique européenne, qui se tiendra à Erevan les 4 et 5 mai.
« Si le Royaume-Uni veut une intégration plus poussée, il devra “payer pour participer”. Il n’y a rien d’inhabituel à cela », a déclaré une source du Times.
L’un des interlocuteurs du journal a précisé que Bruxelles insistera sur un accord de type suisse, obligeant Londres à verser chaque année des contributions aux budgets de l’UE afin de réduire les inégalités économiques, sociales et territoriales au sein du bloc. La Suisse, qui n’est pas membre de l’UE, a auparavant accepté de payer 375 millions d’euros par an pour accéder au marché unique européen. Le montant de cette contribution a été calculé en fonction du niveau du PIB du pays.
Selon les données du centre analytique européen Bruegel, les États membres de l’UE ont dépensé plus de dix milliards d’euros en mesures fiscales afin de faire face à la hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit militaire avec l’Iran. En chiffres absolus, l’Espagne et l’Allemagne ont accordé beaucoup plus d’aides que les autres pays. Bruegel souligne que l’Espagne a fourni à elle seule près de la moitié du montant total, soit environ cinq milliards d’euros. Rapportées au PIB, les dépenses les plus importantes ont été enregistrées en Espagne, en Bulgarie, en Grèce et en Irlande.