L’OMS sur le risque de propagation du hantavirus en Azerbaïdjan

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12 Mai 2026 14:06
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L’OMS sur le risque de propagation du hantavirus en Azerbaïdjan

Le risque de propagation du hantavirus est actuellement faible.

Le bureau de représentation de l’Organisation mondiale de la santé en Azerbaïdjan a indiqué que l’OMS, dans le cadre du Règlement sanitaire international, travaille avec plusieurs pays sur des mesures de réponse rapide. L’accent est mis sur le traitement des patients, la sécurité et la prévention d’une propagation supplémentaire du virus.

« En général, les personnes contractent le hantavirus à la suite d’un contact avec des rongeurs infectés, notamment par leur urine, leurs excréments ou leur salive. Dans certains cas, l’infection peut être causée par l’inhalation de poussières contaminées. Dans de rares cas, le virus peut être transmis par des morsures de rongeurs. Les facteurs de risque incluent le nettoyage de locaux fermés ou mal ventilés, les travaux agricoles et forestiers, ainsi que la présence dans des endroits infestés de rongeurs », a précisé l’OMS.

L’organisation souligne que les cas de transmission du virus d’une personne à une autre sont extrêmement rares et n’ont été observés que pour le virus Andes, présent sur le continent américain. Lorsque cela se produit, la contamination survient généralement entre membres d’une même famille ou partenaires, notamment en cas de contact étroit et prolongé aux premiers stades de la maladie.

Situation du hantavirus dans les pays voisins et dans la région

L’OMS a indiqué avoir informé douze pays concernant des citoyens ayant séjourné à bord d’un navire : le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Saint-Christophe-et-Niévès, Singapour, la Suède, la Suisse, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

L’OMS participe également au suivi des personnes ayant voyagé sur un vol lié à l’Afrique du Sud.

« Le suivi international des contacts se poursuit. Les passagers ont été informés et invités à signaler l’apparition éventuelle de symptômes », a indiqué l’organisation.

L’OMS a souligné l’importance d’une détection rapide et du contrôle des cas suspects grâce aux tests, aux traitements et, si nécessaire, à l’isolement.

« L’OMS coopère également étroitement avec l’Argentine, qui possède une expérience dans la gestion de virus similaires, afin de mieux comprendre la situation et de renforcer les mesures de réponse », a ajouté l’organisation.

L’Azerbaïdjan dispose-t-il des capacités de laboratoire nécessaires ?

Il a également été indiqué qu’en Azerbaïdjan, il existe des possibilités de réaliser des tests PCR pour le hantavirus aussi bien dans les laboratoires de santé humaine que dans ceux dédiés à la santé animale.

« L’OMS coopère également avec des laboratoires européens afin de garantir des tests fiables pour le virus Andes.

Si nécessaire, les échantillons peuvent être envoyés en toute sécurité vers des laboratoires de référence spécialisés de l’OMS pour confirmation. L’OMS publiera prochainement des recommandations actualisées concernant les procédures de laboratoire afin de soutenir les capacités de dépistage dans la région », précise le communiqué.

Le risque mondial lié au hantavirus

L’OMS estime que le risque mondial global reste faible.

« Pour les personnes ayant séjourné sur le navire, le risque est considéré comme modéré. Le hantavirus ne se transmet pas facilement. En général, le virus se transmet des rongeurs à l’homme et les cas de transmission interhumaine sont extrêmement rares. Des milliers de cas sont enregistrés chaque année dans le monde, mais par rapport à la population mondiale, ce chiffre n’est pas considéré comme élevé.

La situation à bord des navires est étroitement surveillée afin de minimiser les risques », a indiqué l’organisation.

Traitement du hantavirus

À ce jour, il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral spécifique contre le hantavirus.

« Le traitement repose principalement sur une surveillance attentive des patients et sur la prise en charge des complications touchant les poumons, le cœur ou les reins. Une prise en charge médicale précoce peut améliorer l’évolution de la maladie. Les personnes ne doivent pas se fier à des méthodes de traitement non confirmées, car cela pourrait retarder une prise en charge médicale appropriée. Si vous pensez avoir été exposé au virus, contactez un établissement de santé local pour obtenir des conseils », a déclaré le bureau de l’OMS en Azerbaïdjan.

Quels symptômes nécessitent une consultation médicale immédiate ?

Selon les informations publiées, les symptômes apparaissent généralement entre une et huit semaines après l’exposition au virus. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, la fatigue et des difficultés respiratoires pouvant rapidement s’aggraver. D’autres symptômes possibles incluent des maux de tête, des douleurs musculaires, des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements.

L’appel de l’OMS à la population

Que doivent faire les habitants dans la situation actuelle ?

« Les personnes doivent poursuivre leurs activités quotidiennes habituelles. Il convient de suivre les recommandations des autorités sanitaires et de s’informer auprès de sources fiables. Il ne faut pas non plus diffuser de rumeurs ou d’informations non vérifiées », indique le bureau de représentation de l’OMS en Azerbaïdjan.

Selon le ministère de la Santé, aucun cas suspect ou confirmé d’infection par le hantavirus n’a été enregistré en Azerbaïdjan. Le ministère a précisé que le hantavirus n’est pas considéré comme endémique dans le pays et que la situation épidémiologique actuelle indique un faible risque de propagation.

Il convient de rappeler que les premiers symptômes d’infection par le hantavirus ont été détectés chez un couple âgé originaire des Pays-Bas qui effectuait une croisière maritime. Ils figurent parmi les trois décès enregistrés à ce jour. Malgré cela, le lieu initial de contamination n’a toujours pas été identifié.