Les perspectives d’élargissement de la coopération financière entre l’Azerbaïdjan et la Suisse ont été examinées.
Selon les informations publiées par la Banque centrale d’Azerbaïdjan sur son compte du réseau social X, une délégation conduite par le premier vice-président de l’institution, Aliyar Mammadyarov, a tenu, dans le cadre d’une visite de travail à Tachkent, une rencontre avec une délégation comprenant le président de la Banque nationale suisse, Martin Schlegel, le secrétaire d’État du Secrétariat d’État suisse aux questions financières internationales, Christoph König, ainsi que le secrétaire d’État du Secrétariat d’État suisse à l’économie, Pietro Lazzerini.
« Au cours de la rencontre, les parties se sont déclarées satisfaites du niveau actuel de coopération entre les banques centrales de l’Azerbaïdjan et de la Suisse. Elles ont également échangé leurs points de vue sur les processus économiques mondiaux et régionaux, la situation macroéconomique actuelle en Azerbaïdjan et la dynamique de développement du secteur financier du pays », a indiqué la Banque centrale.
Selon l’institution, les possibilités d’élargir la coopération bilatérale ainsi que d’autres questions d’intérêt commun ont également été examinées.
Des représentants du Secrétariat d’État suisse à l’économie, le SECO, avaient auparavant annoncé que la Suisse mettait en œuvre dans le Caucase du Sud un nouveau programme régional couvrant la période 2026-2029.
Selon le secrétariat, les projets menés en Azerbaïdjan sont axés sur le soutien macroéconomique, l’amélioration des conditions-cadres pour le secteur privé et le perfectionnement de l’environnement des affaires.
« Depuis le début de l’année, la Suisse met en œuvre dans le Caucase du Sud un nouveau programme régional pour la période 2026-2029. Celui-ci s’appuie sur les résultats des programmes précédents tout en renforçant l’attention accordée aux domaines prioritaires. Son objectif général consiste à promouvoir la sécurité humaine et une paix durable, à développer l’engagement civique et les institutions démocratiques, à renforcer la résilience climatique, à assurer une gestion durable des ressources naturelles et à favoriser des possibilités économiques inclusives et vertes. Compte tenu de l’importance de ce programme, la résilience climatique constitue à la fois une priorité distincte et un thème transversal, ce qui signifie que les considérations climatiques sont systématiquement intégrées dans tous les projets », a précisé le secrétariat.
En Azerbaïdjan, le SECO met actuellement en œuvre des programmes visant à élargir l’accès au financement pour la population rurale, à soutenir l’innovation au sein des petites et moyennes entreprises et à contribuer à la stabilité macroéconomique.
« Dans le cadre de programmes régionaux, la Direction suisse du développement et de la coopération soutient une initiative visant à créer un réseau de géoparcs dans le Caucase du Sud. Ce projet permettra de protéger la biodiversité et le patrimoine géologique, tout en favorisant des sources de revenus durables et la coopération régionale. En fonction des ressources budgétaires disponibles, la Suisse envisage également le lancement de nouveaux projets qui, s’ils sont mis en œuvre, considéreront la résilience climatique comme la principale priorité du programme 2026-2029 », a indiqué le SECO.
Selon le secrétariat, le SECO maintient une coordination étroite avec les entreprises suisses et les associations professionnelles concernées, tout en encourageant la participation du secteur privé lorsque celle-ci est jugée appropriée.
Il est également souligné que, parallèlement, le SECO contribue, par l’intermédiaire de son programme régional de coopération, à la création d’un environnement commercial favorable destiné à renforcer le rôle des entreprises privées.
« Le SECO accorde une attention particulière à la modernisation et à la diversification du secteur financier, ainsi qu’au renforcement du système de gestion des finances publiques, en s’appuyant sur l’expérience suisse. Les initiatives soutenues ont déjà produit des résultats tangibles, notamment une amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services de conseil destinés aux petites et moyennes entreprises agricoles, ainsi que la mise en place de nouveaux services électroniques ayant permis de réduire considérablement les coûts. L’objectif du SECO consiste à consolider et à développer ces réalisations au cours des prochaines années », a conclu le secrétariat.