Les Azerbaïdjanais en Suisse : réussites et perspectives

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18 Juillet 2026 13:11
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Les Azerbaïdjanais en Suisse : réussites et perspectives

Quelle force représente aujourd’hui la diaspora azerbaïdjanaise ! Des réussites impressionnantes, de vastes perspectives et de nouveaux domaines d’activité accompagnent sans cesse son développement. À cet égard, on se souvient des paroles prononcées par le président Ilham Aliyev lors du Ve Congrès des Azerbaïdjanais du monde. Qualifiant les compatriotes vivant à l’étranger de grande force, le chef de l’État avait souligné l’importance exceptionnelle de leur activité pour l’Azerbaïdjan.

Il est évident que la force et l’importance des représentants de la diaspora azerbaïdjanaise se manifestent également à travers les succès qu’ils remportent dans leur pays de résidence. Dans ce contexte, une valeur particulière revêt le fait que, tout en vivant et en travaillant loin de leur patrie historique, ces personnes préservent leur identité nationale ainsi que leurs racines culturelles et spirituelles.

Cet aspect apparaît de manière particulièrement éloquente à travers le parcours de Leyla Bagirzade, qui vit en Suisse et dont la simple énumération des activités et des réalisations ne peut qu’inspirer le respect. Leyla khanum est fondatrice et présidente de la Global Oracle Association for Leaders, l’Association mondiale des leaders Oracle, connue sous le sigle GOAL. Elle est également membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce commune Suisse–Asie centrale, Europe de l’Est et Caucase du Sud, la JCC, et dirige la représentation azerbaïdjanaise de cette organisation.

Elle n’aime toutefois pas parler largement d’elle-même, estimant que cela manquerait de modestie. Nous avons pu nous en convaincre au cours d’une brève conversation improvisée, qui s’est déroulée littéralement une demi-heure avant son départ de Bakou. Nous avons néanmoins eu la chance d’amener Leyla Bagirzade à évoquer certains aspects de ses activités multiples et variées.

Elle a commencé par souligner qu’elle considère toujours comme l’une de ses principales réussites sa victoire au concours international « 8th WOMEN IN TECH® Global Awards ». Elle y avait été désignée lauréate régionale pour l’Asie centrale et le Caucase, ainsi que finaliste mondiale dans la catégorie « Woman in Web3 ».

Elle explique l’importance personnelle de cette distinction par le fait qu’elle a toujours soutenu les jeunes femmes dans leur volonté de réussir. C’est également ce qui nourrit son intérêt pour le programme de mentorat « Women in STEM » du Programme des Nations unies pour le développement. L’acronyme STEM désigne les sciences, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques. Ce programme comprend la formation et le développement de jeunes professionnelles dans différents secteurs de haute technologie.

Leyla khanum est aussi membre de la communauté Giving Women en Suisse, qui réunit 150 femmes philanthropes œuvrant en faveur de l’autonomisation et de l’élargissement des possibilités offertes aux femmes.

Lorsqu’elle conseille de jeunes femmes à la recherche de leur voie, notre compatriote attire leur attention sur un autre aspect essentiel. Pour obtenir des résultats positifs dans sa carrière, quel que soit le domaine choisi, il faut dès le départ être prête à renoncer à beaucoup de choses.

Une grande partie du temps personnel doit être consacrée au travail sur soi, au perfectionnement des connaissances, à l’étude des informations les plus récentes dans son domaine professionnel et au suivi des innovations technologiques susceptibles d’aider dans son activité. C’est la première condition. Il faut également accepter que l’on dormira parfois moins et que l’on devra souvent manquer certains événements familiaux.

Leyla khanum évoque ces réalités en s’appuyant sur ses quinze années d’expérience dans les secteurs de la banque d’investissement et de la finance. Ce parcours lui a permis d’obtenir plusieurs diplômes dans les domaines de la finance d’entreprise, de l’économie de gestion et des études avancées consacrées à la blockchain et aux technologies de registres distribués, ou DLT.

Ces compétences lui ont valu, il y a plusieurs années, une invitation à présenter un rapport au Forum économique mondial de Davos, à la conférence DC3 organisée par l’Union internationale des télécommunications des Nations unies, au groupe FemTech dans le cadre d’InnoWeek 2020, ainsi qu’au World Net Summit.

Leyla Bagirzade nous a également parlé de sa participation aux Forums européens des ingénieurs azerbaïdjanais, organisés avec le soutien du Comité d’État de l’Azerbaïdjan chargé des relations avec la diaspora. Elle y a notamment présenté les possibilités offertes par la blockchain et l’intelligence artificielle dans le domaine du financement climatique et des investissements durables.

Leyla khanum a aussi participé aux tables rondes organisées dans le cadre du WUF13, notamment à une discussion consacrée au renforcement des infrastructures urbaines.

Nous lui avons par ailleurs demandé de nous donner davantage de détails sur sa participation réussie, en juin dernier, à la Semaine Art Basel dans la ville suisse de Bâle. Art Basel est considérée comme l’un des événements les plus importants au monde dans le domaine de l’art contemporain. Elle est souvent qualifiée de « Jeux olympiques du monde de l’art » et constitue un point de rencontre mondial entre leadership culturel et investissements.

Selon Leyla Bagirzade, lors de ce forum réunissant des dirigeants et des représentants des milieux de la culture, de la politique et des affaires, l’organisation GOAL qu’elle dirige a présenté un projet intitulé « L’art comme catalyseur : innovation, impact et développement durable ».

Les participants se sont particulièrement intéressés à une nouvelle infrastructure de création de valeur contribuant à façonner l’économie culturelle, notamment grâce à l’intelligence artificielle et à la blockchain.

« Compte tenu de la capacité de l’art à ouvrir de nouvelles perspectives et à créer les conditions d’une coopération porteuse de sens, le rôle de GOAL consiste à réunir des dirigeants capables de transformer des ambitions communes en engagements concrets, tout en soutenant un écosystème culturel innovant », a expliqué Leyla khanum.

Il convient de reconnaître que Leyla Bagirzade possède un parcours professionnel véritablement impressionnant. Elle mène en outre des activités sociales en qualité de coordinatrice du Conseil de coordination des Azerbaïdjanais de Suisse. Dans ce cadre, elle participe notamment à l’organisation de divers événements au sein de l’école du dimanche « Karabakh » à Berne.

Après avoir souhaité à Leyla Bagirzade un bon voyage en Suisse, nous avons estimé, sur la base des informations qu’elle nous avait fournies, qu’il était tout à fait juste de lui appliquer également les paroles du président Ilham Aliyev. Celui-ci avait affirmé que l’activité de la diaspora visant à faire connaître au monde les réalités azerbaïdjanaises « rend notre État encore plus fort ».