La décision du parlement suisse d’assouplir les règles d’exportation d’armes constitue une mesure appropriée qui contribuera au développement de l’industrie suisse et au renforcement de la sécurité européenne. Pour l’Union européenne, il est important que les exportations suisses puissent être livrées à tous les États membres.
C’est ce qu’a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas à Zurich, où deux accords visant à approfondir la coopération entre l’UE et la Suisse ont été signés.
Les documents signés concernent le renforcement des relations entre l’Union européenne et la Suisse dans les domaines de la politique étrangère et de la sécurité, ainsi que la participation de la Confédération aux opérations de gestion de crises menées par l’Union européenne.
Kaja Kallas a remercié la Suisse pour son soutien à l’Ukraine et pour l’aide humanitaire essentielle qu’elle lui fournit, notamment dans le secteur énergétique.
Selon la haute représentante de l’UE, il est évident que la Russie ne souhaite pas la paix.
« C’est pourquoi il est important de soutenir l’Ukraine et d’exercer une pression sur la Russie. Nous devons avancer avec l’octroi d’un crédit de 90 milliards d’euros à l’Ukraine ainsi qu’avec notre prochain paquet de sanctions. Les sanctions réduisent la capacité de la Russie à financer la guerre. Je remercie également la Suisse de s’être jointe à nous », a déclaré Kallas, ajoutant que la neutralité ne constitue pas un obstacle à une coopération plus étroite.
De son côté, le chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse, Ignazio Cassis, a souligné que, comme le montre la récente escalade au Moyen-Orient, aucun conflit régional ne reste aujourd’hui limité à une seule région.
« Les tensions au Moyen-Orient ont un impact direct sur l’Europe — sur notre sécurité, notre approvisionnement énergétique, les routes commerciales et la stabilité économique. Dans ce contexte, des relations stables avec notre partenaire le plus proche, l’Union européenne, revêtent une importance stratégique pour la Suisse », a déclaré Cassis.
L’accord-cadre signé facilitera la participation de la Suisse aux missions civiles et militaires de maintien de la paix de l’Union européenne.
« Cet accord ne crée aucune obligation. La Suisse continuera de décider de sa participation au cas par cas. Et en cas de déploiement des forces armées suisses, la décision finale appartiendra toujours au parlement », a conclu Cassis.