L’Azerbaïdjan fait du tourisme un puissant moteur de l’économie – un nouveau cap jusqu’en 2030

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20 Août 2026 18:47
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L’Azerbaïdjan fait du tourisme un puissant moteur de l’économie – un nouveau cap jusqu’en 2030

Aujourd’hui, le tourisme occupe une place de plus en plus importante dans la stratégie économique de l’Azerbaïdjan. Ces dernières années, grâce à la politique cohérente menée par le président Ilham Aliyev, le pays a développé une infrastructure touristique moderne, favorisé l’essor des régions, élargi les possibilités de transport, créé de nouveaux complexes hôteliers et balnéaires, tandis que l’Azerbaïdjan s’affirmait de plus en plus comme une destination internationale attractive.

Cette politique entre désormais dans une nouvelle phase de long terme. Le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a approuvé le Programme d’État pour le développement du tourisme pour la période 2026-2030. Il ne s’agit pas simplement d’une liste de mesures prévues pour l’avenir. Le document montre comment l’État envisage la prochaine étape du développement du secteur et quels résultats concrets il entend atteindre au cours des cinq prochaines années.

L’objectif principal consiste à faire en sorte que l’Azerbaïdjan accueille davantage de visiteurs étrangers, que les touristes restent plus longtemps dans le pays, voyagent davantage dans les régions et que leurs dépenses produisent un effet plus important sur l’économie. Pour cela, tout un ensemble de nouvelles mesures est prévu, allant de l’élargissement du régime sans visa et de l’introduction d’un visa pour les « voyageurs numériques » à la réduction du coût des billets d’avion, à l’ouverture de nouvelles liaisons internationales, au développement du tourisme ferroviaire et au soutien aux petites entreprises.

L’ampleur des objectifs fixés apparaît clairement dans les chiffres.

D’ici 2030, l’Azerbaïdjan entend porter le nombre de ressortissants étrangers et d’apatrides visitant le pays de 2,57 millions en 2025 à près de 3,8 millions. La croissance annuelle moyenne devrait atteindre 8,1 %.

Dans le même temps, le nombre de voyages touristiques intérieurs effectués par les citoyens azerbaïdjanais devrait passer de 5,86 millions à 7,37 millions, tandis que le nombre de nuitées dans les hôtels devrait progresser de 4,57 millions à 6,32 millions.

Les recettes générées par les dépenses des touristes étrangers devraient passer de 3,3 milliards de manats en 2025 à 6,3 milliards de manats en 2030, soit presque un doublement.

La valeur ajoutée créée dans les secteurs directement liés au tourisme devrait progresser de 6,96 milliards à 12,17 milliards de manats. En termes réels, cela correspond à une croissance d’environ 40 %.

Dans les secteurs de l’hébergement touristique et de la restauration, cet indicateur devrait passer de 3,57 milliards à 6,19 milliards de manats, avec une croissance réelle attendue d’environ 41,6 %.

Derrière ces chiffres se trouve un changement important dans l’approche même du secteur. Le tourisme est considéré comme une branche économique à part entière, qui doit créer davantage de valeur ajoutée, générer des emplois et stimuler le développement de secteurs connexes, allant des transports et de la restauration au commerce, à la culture, aux loisirs et aux petites entreprises.

L’un des volets les plus pratiques et les plus visibles pour le touriste ordinaire concerne la libéralisation des visas. Il est prévu d’augmenter le nombre de pays dont les citoyens peuvent entrer et sortir d’Azerbaïdjan sans visa avec un passeport ordinaire. L’objectif intermédiaire est de porter cette liste à 28 États, puis à 34 d’ici la fin de la période couverte par le programme.

Parallèlement, il est prévu d’améliorer la délivrance des visas électroniques à entrées multiples.

Un nouvel instrument sera également créé pour une autre catégorie de voyageurs en plein essor : un sous-type de visa intitulé « voyageur numérique » sera institué.

Une part importante du programme est consacrée à l’aviation.

Entre 2026 et 2030, il est prévu d’ouvrir chaque année au moins une nouvelle liaison aérienne vers une destination touristique ciblée. Au total, au moins quatre nouvelles destinations devraient être desservies.

Dans le même temps, l’objectif est d’augmenter sensiblement la fréquence des vols existants.

Le programme prévoit également une analyse distincte des prix des billets d’avion sur les marchés cibles. L’Azerbaïdjan comparera le coût des vols avec celui des destinations touristiques concurrentes et étudiera les facteurs qui rendent les billets plus chers.

L’objectif est simple : parvenir à des tarifs compétitifs capables de stimuler un flux touristique supplémentaire.

Il s’agit d’un point essentiel. Le marché touristique fonctionne aujourd’hui de telle manière que le voyageur ne choisit pas seulement entre des pays, mais aussi entre des dizaines d’offres concrètes. Si un vol vers un pays coûte sensiblement moins cher qu’un vol vers un autre, aucune campagne publicitaire ne peut entièrement compenser cet écart.

Le programme prévoit donc non seulement la promotion de l’Azerbaïdjan, mais aussi un travail sur la logistique elle-même.

Un autre axe concerne les aéroports régionaux. Il est prévu d’étudier les possibilités d’y attirer des vols internationaux et des compagnies aériennes à bas coût, ainsi que d’élaborer des mécanismes d’incitation, notamment en matière de redevances aéroportuaires, d’assistance au sol et de taux de remplissage des vols.

Des changements intéressants sont également prévus dans le secteur ferroviaire.

Entre 2026 et 2030, il est prévu d’intégrer la vente des billets ferroviaires azerbaïdjanais aux systèmes mondiaux de distribution, les GDS, utilisés par les agences et entreprises touristiques internationales.

Dans un premier temps, les Chemins de fer azerbaïdjanais devront entamer des négociations avec les entreprises internationales connectées à ces systèmes.

Pour un touriste ordinaire, le sens de cette mesure est très concret : il devrait devenir plus facile d’acheter un billet de train en Azerbaïdjan par l’intermédiaire de l’infrastructure touristique internationale.

Il est également prévu de créer des forfaits ferroviaires spéciaux valables à la journée, à la semaine et au mois, ainsi que des offres préférentielles sur certaines destinations.

Un autre grand volet du programme concerne directement les entrepreneurs.

D’ici 2030, plusieurs mécanismes de subvention devraient être créés dans le secteur touristique.

L’État prévoit notamment de compenser une partie des dépenses des organisateurs de vols charters. Un soutien est également prévu pour l’ajout de vols réguliers supplémentaires sur les marchés touristiques ciblés.

Les organisateurs d’événements importants pour le tourisme, notamment de concerts et de programmes de divertissement, pourront également bénéficier de subventions.

Un mécanisme de soutien distinct est prévu pour les investisseurs qui financent les infrastructures d’hébergement touristique.

Les voyagistes seront eux aussi soutenus : il est prévu de leur verser des subventions pour les touristes étrangers qu’ils amènent en Azerbaïdjan.

Le soutien aux microentreprises et aux petites entreprises revêt ici une importance particulière. Les petits hôtels, les hébergements familiaux, les restaurants, les sociétés d’excursions, les voyagistes locaux et d’autres petites entreprises deviennent souvent les acteurs directs du développement touristique dans les régions.

Un autre thème nouveau du programme concerne le tourisme durable.

D’ici 2030, il est prévu de créer un cadre juridique et réglementaire pour le développement du tourisme durable, y compris des mesures climatiques dans ce domaine.

L’élaboration d’une base juridique pour la mise en œuvre du concept de « village touristique » est également prévue.

Il s’agit, en substance, de faire du tourisme non pas un facteur de dégradation de l’environnement naturel, mais un instrument de sa préservation et, en même temps, une source de revenus pour les communautés locales.

Pour l’Azerbaïdjan, avec sa diversité naturelle, cette approche est particulièrement pertinente. Les régions montagneuses, les forêts, le littoral de la Caspienne, les sources et les zones rurales peuvent devenir des ressources touristiques si leur développement est mené de manière intelligente et sans porter atteinte à l’environnement.

Cette approche est particulièrement importante pour les régions où l’infrastructure touristique est encore en cours de formation.

Le programme prévoit également la création, d’ici 2030, d’un Programme des ambassadeurs du tourisme de la République d’Azerbaïdjan.

Il est envisagé d’attirer des personnalités connues pour promouvoir le pays, d’organiser pour elles des voyages de découverte et de mener des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques.

Un objectif concret a été fixé : attirer au moins une personnalité mondialement connue en tant qu’ambassadeur du tourisme, produire au moins cinq contenus numériques communs et générer au moins 50 millions de vues.

L’ensemble de ces mesures constitue la suite logique de la politique que le président Ilham Aliyev mène de manière cohérente depuis de nombreuses années.

Le chef de l’État a souligné à plusieurs reprises que le tourisme n’était pas une orientation secondaire, mais l’une des priorités de la politique publique. Dès janvier 2026, dans une interview accordée à des chaînes de télévision locales, le président avait clairement identifié le facteur qui rend l’Azerbaïdjan attractif pour les voyageurs dans un monde marqué par les turbulences : « Aujourd’hui, dans le monde moderne, lorsque les gens décident de voyager, ils tiennent toujours compte de la sécurité et de la stabilité du pays. C’est pourquoi l’Azerbaïdjan peut être considéré comme l’un des pays les plus sûrs au monde ».

Il s’agit de la description d’un véritable avantage concurrentiel, façonné par une politique intérieure ciblée : un système efficace de gouvernance publique, l’ordre public et l’absence de conflits internes. Dans un monde où les touristes choisissent de plus en plus une destination non seulement pour la beauté de ses paysages, mais aussi pour son niveau de prévisibilité et de sécurité, cet avantage vaut davantage que n’importe quelle campagne publicitaire.

À cela s’ajoutent la situation géographique du pays à la jonction de l’Europe et de l’Asie, neuf aéroports internationaux, un réseau ferroviaire en expansion et un projet ambitieux de construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international Heydar Aliyev, conçu pour accueillir de 15 à 20 millions de passagers par an.

Il faut également mentionner les grands événements internationaux devenus la carte de visite du pays, avant tout le Grand Prix de Formule 1 à Bakou, organisé depuis déjà dix ans et qui attire devant les écrans une audience mondiale d’environ un demi-milliard de personnes.

L’année prochaine, la Coupe du monde de ski à Shahdag viendra compléter cette liste. Il s’agira du premier tournoi de ce niveau dans l’histoire de la station, dont le réseau de pistes approche déjà les 50 kilomètres et devrait atteindre à terme 55 à 60 kilomètres.

Une place particulière revient également au projet Sea Breeze, qui s’étend sur 6,5 kilomètres le long du littoral et regroupe plus de 40 infrastructures hôtelières, résidentielles et de loisirs.

Et, bien entendu, il y a le retour à la vie des territoires libérés. Le Karabakh et le Zanguezour oriental, que le président Ilham Aliyev a qualifiés de « paradis naturel », se dotent aujourd’hui de leur propre infrastructure touristique : des hôtels fonctionnent déjà à Choucha et à Latchine, tandis que des projets de construction sont en cours à Zanguilan, Istisu et Khankendi.

Il ne s’agit pas simplement de reconstruction. Il s’agit de créer une toute nouvelle géographie touristique du pays, qui n’existait pas encore il y a quelques années.

Le programme approuvé aujourd’hui constitue l’étape suivante logique de cette stratégie : il transforme le potentiel accumulé en engagements concrets et mesurables de l’État envers le secteur et envers ceux qui y travaillent.